Un sursis pour les contenus de Mégaupload

Un sursis pour les contenus de Mégaupload

Initialement prévue pour aujourd’hui, la destruction des fichiers placés sur les serveurs de Mégaupload bénéficie d’un report de deux semaines.

Ce n’est plus une nouveauté, le 19 janvier dernier, les administrateurs de la plateforme Mégaupload faisaient l’objet d’une arrestation et  50 millions d’internautes assistaient à la fermeture du site.

Au-delà du débat « défenseurs de la propriété intellectuelle – défenseurs de la liberté d’expression » qui fait rage depuis quelques semaines, qu’en est-il aujourd’hui des fichiers stockés (bien qu’inaccessibles) sur les serveurs de Mégaupload ?

Car la polémique se situe également là : bien que considéré aujourd’hui comme un site permettant le téléchargement de fichiers illégaux, la plateforme d’hébergement permettait aussi l’hébergement de données totalement légales.

Et c’est pour préserver les droits des propriétaires de ces mêmes données que l’on a pu voir de nombreux partis tels que le parti pirate français ou le parti pirate catalan, s’indigner et déposer plainte :

 » Des  millions d’utilisateurs légitimes se sont subitement retrouvés lésés par la tentative des autorités américaines d’imposer leur propre loi à  travers le monde. […] Des actions telles que la fermeture de ce service ont infligé des dommages énormes aux utilisateurs en règle de ce site et sont des violations de leurs droits inacceptables et  disproportionnées.  » déclarait ainsi le représentant du parti pirate de Catalogne. »

Associée à l’hébergeur Carpathia Hosting, Electronic Frontier Foundation a également décidé de récupérer les témoignages de tous les utilisateurs « victimes » du blocage du site, sous le projet « MegaRetrieval » :

« L’association regrette que nombre d’utilisateurs légitimes de Megaupload aient perdu leurs fichiers sans même être prévenus et que le Gouvernement n’ait rien fait pour les aider. Nous pensons que c’est important que les voix de ces utilisateurs soient entendues tout au long de cette procédure »  affirme l’avocat de l’association.

Le report de deux semaines concernant la destruction des contenus présents sur les serveurs de Megaupload, annoncé par Carpathia et Cogent (les deux principaux hébergeurs de la plateforme), est-il donc synonyme d’espoir ?

Il semblerait plus que cet ajournement ait été décidé dans un souci de constitution de preuves pour la défense, que pour permettre la récupération des fichiers présents sur le serveur.

Un avenir mal engagé pour les ex utilisateurs légitimes de Megaupload…affaire à suivre.