L’affaire wikileaks

L’affaire wikileaks

Le site web publiant des documents et des analyses politiques et sociétales, est en ce moment au cœur de l’actualité.

 


Au cœur d’un scandale, amazon.com a préféré stopper l’hébergement du site wikileaks.org pour des raisons de « violation de ses conditions de services ».

L’hébergeur a en effet jugé que wikileaks ne respectait pas les termes établis dans ses conditions générales de vente :  » vous déclarez et garantissez que vous possédez ou alors contrôlez tous les droits sur les contenus (…), que l’utilisation du contenu que vous fournissez ne viole pas cette politique et ne causera aucun dommage à aucune personne ou entité « .

Après amazon.com, c’est le bureau d’enregistrement EveryDNS par lequel Julian Assange (le fondateur du site) est passé pour le dépôt de wikileaks.org, qui a décidé de bloquer l’utilisation du nom de domaine suite à des attaques par déni de services.

« Nous avons interrompu notre service [auprès de Wikileaks.org] pour violation de la mention selon laquelle ‘un membre ne doit pas interférer avec la possibilité d’un autre membre ou d’une autre entité de profiter de nos services' », précise le registrar sur sa page d’accueil.

Le site est désormais disponible sous d’autres extensions référant à la Suisse, l’Allemagne, aux PaysBas, à la Finlande et à l’Autriche.

Le wikileaks.ch a par exemple été déposé par le Parti des pirates suisses, qui soutient WikiLeaks au nom de la liberté sur internet, et abrite ainsi la liste des 21 sites WikiLeaks.

Le site est aujourd’hui principalement hébergé en Suède mais également en France sur les serveurs d’OVH.

Une prestation technique française qui n’est pas du goût du ministre chargé de l’économie numérique « La France ne peut héberger des sites Internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique ».