Une coalition pour la gouvernance de l’Internet

Suite aux opérations de surveillance menées par les Etats-Unis et dénoncées il y a quelques mois, les internautes ont besoin de reprendre confiance. De nombreux processus sont donc en marche, dont la décision de revoir la gouvernance de l’ICANN, organisme chargé du contrôle des noms de domaine au niveau mondial, afin qu’un comité hétéroclite soit mis en place.

 

Pourquoi ce groupe ?

La première préoccupation de ce groupe sera de rassurer et de répondre aux inquiétudes des internautes. Ce Groupe d’étude tiendra sa première réunion dans le courant du mois de décembre à Londres et travaillera sur un rapport concernant la gouvernance de l’Internet qui sera rendu public début 2014.
Ce groupe résulte d’une résolution du conseil de l’ICANN datant d’août dernier et précisant que l’ICANN seul ne peut plus gérer toutes les préoccupations mondiales sur la gouvernance et qu’une coalition d’organismes et d’entités concernés est nécessaire pour y répondre. Ce comité sera composé de 19 membres agissant indépendamment de leurs organisations respectives.

Quelles conséquences sur l’Internet ?

Face aux inquiétudes croissantes concernant l’espionnage américain des données, certains pays réfléchissent à des solutions afin de stocker toutes les données dans leur propre pays ou pour inciter à un Internet national.
Ces éléments ont poussé Google à mettre en garde contre une scission de l’internet en plusieurs petites parties qui génèreraient des barrières.
Dans ce cas, la question se poserait autour de la liberté d’expression et d’information de chaque internaute qui n’aurait plus nécessairement accès à l’information mondiale.

Vers une réglementation de l’Internet ?

Cette question divise. Certains pays comme la Russie ou les Emirats Arabes Unis proposent un meilleur contrôle mais d’autres comme les Etats-Unis s’y opposent. La discussion n’a donc pour le moment abouti à rien de concret concernant ce point.
Cependant, un traité entrera en vigueur en 2015. Celui-ci stipule dans l’annexe que « tous les gouvernements devraient avoir un rôle et une responsabilité égaux dans la gouvernance internationale de l’Internet, dans sa sécurité, mais aussi dans sa stabilité ou son développement futur. »