Google accusé de contribuer à la désinformation

Google accusé de contribuer à la désinformation

Le phénomène de la désinformation

 

Info ou intox ? Vérité ou rumeur ?

Fini le temps où il suffisait seulement de dire «J’ai vu à la télé, entendu à la radio que… ».

De nos jours noyés dans une multitude de contenus, l’un dit noir, l’autre blanc, comment savoir lequel est fiable ou non ? Ce phénomène que l’on appelle la désinformation est devenu un sujet très évoqué ces derniers temps avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump à l’élection présidentielle aux États-Unis .

De ce fait, le géant des réseaux sociaux, Facebook a été accusé de ne pas avoir limité cette propagation de la désinformation durant les élections. Cependant il n’est pas le seul.

En effet, Google est à son tour suspecté de contribuer aux fake news par le biais de sa fonctionnalité d’auto-complétion.

 

L’auto-complétion c’est quoi ?

Lorsque vous effectuez une requête sur le moteur de recherche Google, un des algorithmes de celui-ci s’active afin de deviner la suite de votre recherche. Cet algorithme que l’on appelle lauto-complétion complète votre recherche grâce à celles effectuées auparavant par d’autres internautes.

 

Mais quel est le rapport avec les fake news ?

Il y a quelques jours, le site Business Insider évoquait le fait que lorsque les fake news deviennent plus populaires que les informations vraies, en matière de clic ainsi que de partage, l’algorithme d’auto-complétion de Google favorise ces fausses informations et redirige les internautes vers des contenus faux.

 

L’affaire Michelle Obama

Pour preuve, il y a quelques semaines lorsque les internautes tapaient « Michelle Obama is », la seconde et la troisième suggestion de Google affichaient des « preuves » que la femme de l’ancien président des USA était en réalité un homme.

Ces suggestions Google étaient en réalité basées sur une vidéo YouTube qui a fait le « buzz » à 1 million de vues.

michelle-obama-is

 

Google s’explique

Afin d’en savoir plus, Business Insider a souhaité interroger Google. Le moteur de recherche a indiqué que ses suggestions sont générées par un algorithme qui se base sur les intérêts et les activités de recherche des internautes.

Ainsi, environ 15% des requêtes que nous voyons sont variées et nouvelles chaque jour, c’est donc la raison pour laquelle les termes qui apparaissent sur l’auto-complétion sont parfois indésirables.

Google a terminé par affirmer « nous admettons que cette auto-complétion n’est pas une science exacte et nous travaillons toujours pour améliorer notre algorithme », de quoi être rassuré par le numéro un des moteurs de recherches.