La loi Loppsi 2

La loi Loppsi 2

Le gouvernement a adopté mercredi 15 décembre dernier, le texte de loi Loppsi 2, permettant de filtrer Internet sans avoir à passer par l’intervention d’un juge.

 

Voté par la majorité, même si n’étaient réellement présents que 27 députés à l’assemblée nationale mercredi soir, l’article 4 de la loi Loppsi 2 implique la mise en place d’un système de filtre ainsi que d’une liste noire de sites internet pour lutter contre la cybercriminalité et les sites jugés pédopornographiques.

Cette liste noire établie par le ministère de l’intérieur sera délivrée aux fournisseurs d’accès Internet Français, afin qu’ils empêchent toutes connexions aux dits sites et ce, sans recours judicaire.

Le seul moyen selon Eric Ciotti de « bloquer ces sites hébergés à l’étranger ».

Les détracteurs du texte de loi, n’hésitent pas à le qualifier d’inefficace.

Laure de la Raudière, secrétaire nationale de l’UMP en charge du Numérique a ainsi déclaré : « Tout le monde, de droite comme de gauche, est d’accord sur l’objectif de lutte contre la diffusion d’images pédopornographiques sur Internet. Toutefois, cet article est inefficace parce que le filtrage des sites est inefficace ».

Reste, que seul un député, Lionel Trady, n’a pas approuvé la loi Loppsi 2, jugeant que les sites pédophiles visent « un public très restreint mais extrêmement motivé, malheureusement, qui n’hésitera pas à faire les recherches nécessaires pour trouver ces sites ». « Le filtrage, quel qu’il soit, n’y fera rien. »,  » il faut agir à la source, là où se trouvent les serveurs. C’est possible par le biais d’accords internationaux puisque l’on connaît les pays qui posent problème ».