Google signe un accord avec la presse française

Après 3 mois de négociations avec Google, la presse française a conclu un accord avec le soutien du Gouvernement. Cet accord permettra aux éditeurs de presse de développer leur audience sur Internet et de bénéficier d’un financement de 60 millions d’euros pour leurs projets web.

L’accord a été signé le 1er février 2013 et prévoit un investissement de 60 millions d’euros de la part du moteur de recherche américain. Cet investissement permettra de soutenir la presse française dans sa transition numérique pendant plusieurs années. En même temps, la presse française pourra bénéficier des tarifs publicitaires plus intéressants et rentabiliser son audience sur la toile.

L’accord entre Google et les éditeurs de presse français concernent les sites de presse à caractère politique et général, ainsi que les sites des pure-players. Ce n’est pas le premier accord de ce type dans l’histoire de Google, car la presse belge a mis en place une démarche similaire il y a un an.

La presse française avant l’accord avec Google

Cet accord entre la presse nationale et Google est le résultat d’une plainte du Gouvernement français auprès de Google au sujet du déréférencement de la presse. Ces dernières années, la presse a perdu une grande partie de son audience en faveur de l’Internet. De plus en plus de lecteurs préfèrent consulter les articles de presse directement en ligne, au détriment de la presse écrite.

A cette tendance s’ajoute le fait que les annonceurs commencent eux-aussi à privilégier le web dans la mise en place de leurs campagnes publicitaires. Pour la promotion de leur activité, ils utilisent leurs sites Internet et leurs blogs comme principal outil de communication.

En ce qui concerne les rapports, les bilans et les analyses, les sites des cabinets d’études devancent les acteurs de la presse sur Internet. L’avantage de la toile est d’offrir une plus large variété de sources d’information.

Les conséquences de l’accord

L’accord entre Google et les acteurs de la presse française a fait sujet de nombreuses controverses, car il remet en question l’indépendance de la presse du pouvoir politique. La presse risque également une perte d’autonomie en faveur du moteur de recherche Google, qui va renforcer son rôle de régie publicitaire.

De l’autre côté, le Syndicat National de l’Edition a donné un avis plutôt optimiste vis-à-vis de cet accord signé le 1er février 2013. Lors d’un communiqué de presse publié le 5 février, le SNE a déclaré qu’il voit cet accord plutôt comme une reconnaissance de la qualité des contenus publiés dans la presse.